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Salman Savoji

Salman Savoji

 

Malek-osh-sho’ara Khaje Jamalaled-din Salman-ebn Khaje Khaje Ala’ed-din Mohammad Savoji

Salman Savoji, surnommé Salman, est un des plus grands élégiaques et chanteurs de sonnets de 12ème siècle. Il est né à Saveh dans une famille célèbre. Son père était un homme d’érudition et très respecté par les Gouverneurs et les Notables. Après la mort de son père, Salman alla en Irak .C'est là qu'il passa la plupart de sa vie poétique à Bagdad à la cour d’Ilkhanide. Se consacrant à la louange des sultans, il y  prit le titre de Malek-osh-sho’ara (le roi des poètes) .Il gagna ainsi beaucoup d'argent du fait des dons des gouverneurs et vécut dans les honneurs.

Salman chanta un nombre de 15000 distiques d’odes (qasidas), des sonnets (ghazals), des fragments, des refrains (Tarj' band) , des quatrains (Robais) et des masnavis (poème dont les vers ont de deux a deux une rime).

Il était habile dans tous les genres de la poésie, et Hafez lui a nommé comme « l’éminent des éloquent de l’époque ».  Il écrivit deux masnavis. Un est appelé le  Jamshid et Khorshide. C'est l’histoire de l’amour de Jamshide, le fils d’empereur de Chine avec Khorshide, la fille de César de Rome, et l’autre est appelé le Faragh Namé (le Livre de la séparation) comprenant 1000 distiques sur l’amour de Soltan Oveys et Biram-shah. Il parle de la souffrance de la séparation qu’Oveys a subit après la mort de Biram-shah.

A la fin de sa vie, Salman rentra à Saveh sa ville de naissance et y mourut en 1357.

عاشق سرمست را با دین و دنیا  کار نیست

کعبه صاحبدلان جز خانه خمار نیست

زاهدی گرمی خرد عقبی به تقوی گو بخر

لا ابالی را سر سودای این بازار نیست

 

L’amoureux ivre n’a rien à voir avec la religion et avec le monde

Le Kaaba des amoureux n’est que la taverne

Si le dévot achète son outre tombe à ses vertus dans le Bazar de ce monde,

Le soufi n’a aucune passion pour faire du commerce dans ce Bazar

 

 
 
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